Biographie
Année 1992, en février, quatre jeunes allemands décident de se mettre à la musique, les études ne les passionnant pas plus que ça. A la tête de ce quatuor, un petit gars d’une quinzaine d’année à peine, répondant au nom de Tobias SAMMET. Avec lui Jens Ludwig, Dirk Sauer et Dominik Storch se répartissent les tâches, respectivement guitare solo, guitare rythmique et batterie, Tobias prenant la voix et la basse (+ le clavier sur les premiers albums).
Et c’est parti pour l’expérimentation, et malgré une qualité de son assez épouvantable, les jeunes loups ont un potentiel sûr, dû en grande partie à leur leader, qui a déjà de très bonnes idées musicales et un talent de composition plus que bon.
En 1995 sort leur premier album après deux ep, notamment celui de Children of Steel (repris plus tard en 2004), qui a pour nom Savage Poetry, autoproduit avec les moyens de la bande. Ne brillant pas par leur son, ils ne se découragent pas pour autant, malgré les mauvais retours des labels. Le hard rock mélodique ‘fait main’ n’étant pas très reconnu jusque là. Ils remettent le couvert pour 1997 avec Kingdom of Madness, un petit label ayant accepté de les produire et de mettre leur album en vente. Les cd en stock ne se vendent pas et sont retournés au label, qui les abandonne. Lors de l’enregistrement du nouvel album, Dominik les quitte en plein cœur de l’aventure, ce qui ralentira grandement l’enregistrement. Le groupe ne tient plus qu’à un fil, les studios étant déjà payés, l’enregistrement de l’album se termine dans la douleur. Tobias se consacre entièrement à sa composition, en sachant pertinemment qu’il doit réussir à redresser la barre.

Leur nouvel opus se nomme Vain Glory Opera sorti en 1998. C’est l’effet d’un ouragan, le speed metal de nos jeunes loups fait mouche et donne un véritable bol d’air au style du heavy métal qui commençait à s’empêtrer dans son manque de renouvellement. Sans aucune campagne de publicité, l’album s’arrache à plus de 50 000 exemplaires en Europe et au Japon, chiffre incroyable pour le métal à l’époque.
C’est également cette année là que sont recrutés Felix Bohnke à la batterie ainsi que Tobias Exxel (surnommé ‘Eggi’) à la basse. L’arrivée d’un bassiste dans le groupe laisse donc à Tobias le champ libre pour développer le chant et son jeu de scène. Il développe donc depuis cet esprit « showman », apportant une grande énergie sur scène, se permettant des jeux avec le public, des séances d’escalade sur les structures scéniques ou autres clowneries…
Un an à peine après cet album fort, Tobias décide de rester dans la même veine, le metal opera et le speed metal, et nous sert en 1999, Theater Of Salvation. Cet album est une speederie de bout en bout, le jeu ne se calmant qu’aux ballades, ces dernières étant superbes, pour exemple Land of the Miracle. Mais un nombre impressionnant de hits sont au rendez-vous, tels que Babylon, The Headless Game ou encore le monumental titre éponyme Theater of Salvation.

Le succès et la reconnaissance sont immédiats. Edguy passe les frontières, entame des tournées en faisant les premières parties de groupes renommés tels que Angra, et participe à des festivals, le plus prestigieux étant le Wacken Open Air, en Allemagne.
Dès le retour en studio, Edguy planche sur son futur opus, Tobias ayant beaucoup à faire car il entame également son projet solo, Avantasia. Mais les compos seront toujours autant soignées, et c’est ainsi que l’on a, en 2001, la sortie de Mandrake.
Là encore, une tournée et des festivals, le succès étant au rendez vous, Edguy n’ayant plus rien à prouver à personne, ils s’éclatent et décident de faire une musique qui va être plus hard tout en gardant en tete son idée de départ, le speed et le heavy metal.

En 2004 sort Hellfire Club, un album qui entame gentiment la mutation de Edguy vers des sonorités plus hard, comme le montre Under The Moon ou Mysteria, on retrouve également le style Tobias avec King of Fools, ou encore le très drôle Lavatory Love Machine, avec ces paroles délirantes et son rythme speed, ces deux derniers titres étant des habitués de concert.
La tournée, The Hellfire Tour fait salle comble, notamment aux Amériques, mais aussi en Europe.
Puis en 2006, le nouvel album pointe son nez. Division des fans, certains disent que le groupe devient vendu, commercial, ne fait plus la musique de ses débuts, d’autres disent que la mutation est super, que c’est une bonne chose d’évoluer et que Edguy le fait parfaitement! Quoiqu’il en soit, Rocket Ride fait parler de lui, et il est clair que le style annoncé sur Hellfire Club est désormais entamé! Le puissant Sacrifice est un des reliquats des débuts, tandis que la speederie Return to the Tribe nous scotche au siège. On retrouve également des morceaux plus « expérimentaux » comme Matrix, et un hit de plus fait son apparition, Superheroes, avec un clip délirant.
Le Rocket Ride Tour se joue à guichets fermés, et des dates se rajoutent. L’évolution n’a pas que divisé, elle a aussi ramené des fans jusque là ignorants du groupe.

Puis arrive 2008, et son actualité chargée de sorties, notamment le dernier Edguy, le fameux Tinnitus Sanctus, qui finit de diviser les fans. Presque sans speed, bien plus hard rock, mais toujours aussi heavy, Tobias et ses acolytes nous balance un son novateur, achevant d’élargir leur palette musicale, prouvant qu’ils peuvent jouer aussi speed que hard, nous le prouve les titres du genre de Sex Fire Religion, Nine Lives ou de Ministry of Saints, avec un refrain qui reste en tête dès les premières notes. Néanmoins on retrouve des bribes des débuts avec The Pride of Creation, du speed avec Speedhoven, du rock avec Dead or Rock!
La dernière galette de nos amis teutons s’intitule Age Of The Joker, sortie en 2011. Cet album veut renouer avec des qualités passées, revenant vers des compositions euphoriques, un clip déjanté (Robin Hood), ainsi qu’une tournée de plus en plus fournie. Les Allemands font salle comble pendant leurs concerts, présentant leurs nouveaux titres, sans oublier de nombreux retours aux sources, notamment en rejouant leurs premiers morceaux sur scène.




